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Histoire
Le couvent des Ursulines est fondé à La Côte Saint-André en 1623, à l’angle de la rue Royale (République) et de la rue Saint-André (actuelle chocolaterie Jouvenal). C’est un ordre monastique adepte de Saint-Ursule qui se consacre à l’éducation des jeunes filles.
Les religieuses s’installent dans les bâtiments existants tout en les modifiant pour le service religieux. On trouve, une chapelle, un parloir, un chœur, une boulangerie, un pressoir et de nombreuses chambres destinées à une quinzaine de moniales environ.
Un jardin clos de 675 toises (2500m2) leur sert pour l’alimentation en légumes et œufs mais également de cimetière.
L’entrée se situe au niveau d’un porche, aujourd’hui disparu, au N°23 de la rue Saint-André (magasin Berthier).
Elles pratiquent un enseignement gratuit pour les jeunes filles pauvres et professaient : « Il faut renouveler par la petite jeunesse ce monde corrompu. Elles réformeront leurs familles, leurs familles réformeront leurs provinces et leurs provinces réformeront le monde ».
Leur école jouit d’un grand prestige dans toute la région.
Elles confectionnent également la fameuse « Eau de la Côte ». Une eau de vie réputée que Mandrin réclamera, avant de mourir, le 26 mai 1755 sur la roue à Valence. Après leur fuite en 1789, ce savoir-faire sera repris par Barthélémy Rocher, pour réaliser le Cherry Rocher.
La maison
La Mère Supérieure, comme c’est le cas dans tous les couvents côtois ne réside pas avec les moniales mais habite cette maison du XVIIe siècle.
Ce bâtiment, avec sa tourelle en encorbellement, comporte une échoppe donnant sur la rue dans laquelle on vendait peut-être la fameuse eau de vie. Un tonnelier y pratiquait son art à la fin du XIXe siècle et jusqu’à la moitié du XXe.
On pénètre dans la maison par une belle porte surmontée d’une imposte en fer forgé dans une arcature en pierre calcaire. Au premier étage une très belle grille de défense en fer forgé qui permettait, par sa forme bombée, de pouvoir observer les mouvements de la rue.