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Inscription Monuments Historiques 1er avril 2003
Il est commandé en 1919 par le maire René Sautreau, financé par souscription publique et sera inauguré en août 1922. Ce monument à la mémoire des soldats tombés au Champ d’Honneur de la guerre 1914/1918 prend la place de l’ancienne bascule qui trônait sur la place Saint-André.
C’est le sculpteur lyonnais Maspoli, modèle et élève de Rodin, assisté du côtois Jean Lesage qui vont élever ce monument d’une hauteur de huit mètres.
Il se présente sous la forme d’une pyramide ou d’un obélisque surmonté d’un coq gaulois en bronze doré d’un peu moins de 1 mètre de hauteur. Un avant-corps sert de piédestal à la statue grandeur nature d’un poilu lançant une grenade. C’est le même poilu que Maspoli sculpta deux ans plus tôt pour le monument des Avenières
Un bas-relief représente une paysanne au travail symbolisant l’effort de la nation à l’arrière, essentiellement accompli par les femmes. Cela correspond au thème qui a guidé la conception de l’ensemble : « L’héroïsme et le travail pour la victoire ».
C’est cette allégorie de la femme aux champs derrière son araire qui vaudra l’inscription du monument au registre des Monuments Historiques.
128 noms de soldats nés dans la commune et décédés lors des deux guerres mondiales, de la guerre d’Indochine et de la guerre d’Algérie sont inscrits sur les côtés de la pyramide avec les noms de combats et batailles célèbres de la première guerre.
Le socle et la pyramide sont en pierre calcaire du type de Comblanchien alors que le soldat est sculpté en pierre des carrières de l’Echaillon du Vercors. Cette pierre qui servit également pour la construction du pont Alexandre III et de l’Opéra Garnier à Paris.
La grille de ceinture a été réalisée par les établissements Figuet de la Côte-Saint-André.
Pour la petite histoire, Maspoli, modèle de Rodin, était également un champion d’haltérophilie.