La villa Sainte-Cécile

Cette demeure néo-classique d’inspiration italienne se veut le reflet de l’histoire de la famille Rocher dans la ville, elle fut construite par l’architecte diocésain Alfred Berruyer à la fin du XVIIIè siècle, sur commande des frères Edouard et Camille Rocher.
Une partie des liqueurs y est produite jusqu’en 1825, elle devient ensuite une école privée de jeunes filles et de nos jours c’est une propriété privée.

Pour en savoir plus :

Ce bâtiment néo-classique d’inspiration italienne se veut le reflet de l’histoire de la famille Rocher dans la ville. Une histoire faite de liqueurs, de richesse et de largesses.

Barthélémy Rocher, né à Pierrelatte en 1675 est accueilli à La Côte par son oncle chanoine de l’ordre de Saint-Ruf. Il y apprend la botanique, l’herboristerie et l’extraction des principes actifs des plantes. Dans la lignée de la fabrication de l’eau de vie par les sœurs Ursulines il va sucrer les macérations de fruits et de plantes pour le plus grand plaisir du palais. Dès 1705 il fonde ce qui est aujourd’hui l’une des plus vieilles distilleries de France. A vocation thérapeutique à l’origine sa liqueur va devenir l’une des plus fameuses de France et se vendra dans le monde entier. Cherry-Rocher est né et va faire la fortune de ses propriétaires. La famille occupe les bâtiments situés à l’Est de la place. Sur l’emplacement de la villa se tient le magasin de dépôt et de vente alors que la fabrication se fait en contrebas dans un bâtiment donnant sur la rue des Moulins.

Fortune faite, les frères Edouard et Camille font construire cette « villa italienne » par l’architecte diocésain Alfred Berruyer. Les entrepôts et la distillerie déménagent sur l’emplacement de l’ancien couvent des récollets dont ils occupent les caves. Un nouveau château avec un grand parc arboré est édifié : le château de Champvert. L’activité déclinant la distillerie est vendue et toute l’activité est aujourd’hui à Bourgoin.

En 1919, mademoiselle Marthe Roulet, née Rocher, héritière de la villa, décide d’y créer un pensionnat pour jeunes filles : l’Institution Sainte-Cécile, du nom de sa maman.

Ce pensionnat sera transféré en 2004 dans les locaux de l’Ecole Saint-François.

Un couple de musicien achète le tènement en 2005 pour en faire un centre culturel et musical. Ils revendent le bâtiment en 2024 qui devrait héberger une maison d’accueil pour personnes âgées.

Construite en 1848, la villa est de style néo-classique et s’inspire des villas palladiennes du Veneto.

Une grille monumentale et un portail en fer forgé de la maison Figuet de La Côte-Saint-André ouvrait sur la façade Nord. Sous le fronton classique les armoiries de la famille avec l’entrelacs des initiales de Camille et Edouard.

Sur la terrasse sud, deux tulipiers de Virginie, de l’époque, séparent les deux terrasses couvertes aux piliers de style corinthiens. Elles surplombent le jardin dans lequel venait la famille Berlioz amie de la famille.

De très beaux salons parquetés permettaient de recevoir en rez-de-chaussée alors que l’étage est desservi par un monumental escalier.

L’architecte innove dans cette construction en remplaçant la pierre par du ciment moulé moins couteux. Les colonnes de l’entrée sont en marbre rouge de Carrare.

Au-delà de la création de ce pensionnat, la famille Rocher est également à l’origine de la construction de l’église du Chuzeau et de la chapelle de Sciez.

 

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