Cette belle demeure du XVIè siècle présente de belles fenêtres à meneaux et un escalier à vis sur la façade Est qui dessert les étages. Au rez-de-chaussée une échoppe avec son arcade de pierre donne sur la place de la Halle.
Pour en savoir plus :
Inscription Monuments Historiques 1977
Cette belle demeure du XVIè siècle présente de belles fenêtres à meneaux et un escalier à vis sur la façade Est qui dessert les étages. Au rez-de-chaussée une échoppe avec son arcade de pierre donne sur la place de la Halle.
Comme c’est le cas dans l’Hôtel de Colomb de Battines les communs et la maison de maîtres ont deux entrées distinctes séparées par une cour à laquelle on accède par un porche en pierre. L’escalier de pierre, en colimaçon, est très étroit et dessert une cave et les étages. Un beau salon donne sur la place alors que les greniers pouvaient être utiles au stockage des denrées vendues sous la halle, lors des nombreuses foires et marchés.
Il est possible que la famille de Lhorme occupât cette maison au XVIIe siècle. Jean de Lhorme étudia la pharmacie à Grenoble et tint une boutique d’apothicaire au-dessus de la Halle. Il eut un fils, Thomas né le 9 août 1639 qui, après un court service dans les armées du roi, étudia le droit afin de devenir avocat. C’est pourtant par la poésie qu’il tenta de se faire reconnaître en publiant, en 1665, des ouvrages sous le titre « La Muse nouvelle ». Las, à l’époque de Corneille, Racine, Molière et Lafontaine ses détracteurs le surnommèrent « le Malherbe du Dauphiné ou « Le Patru du parlement » !
Cette anecdote est à mettre en rapport avec la vie culturelle de La Côte Saint-André, à cette époque, et notamment avec la famille Blanc de Blanville qui tenait salon en son Hôtel particulier devenu aujourd’hui l’Hôtel de Ville.