Ce vaste domaine agricole comprenant prairies, vergers et vignes est acquis par le grand père d Hector, Louis Joseph Berlioz (1747-1815), il est tenu par des fermiers, les Jacquier qui fournissent ainsi toute la famille Berlioz en produits frais et en vin.
C’est en 2019 que la famille Pilaud l’acquiert , le restaure et l’aménage en gite et accueil pour manifestations culturelles ou familiales , dans le plus grand respect du site.
Pour en savoir plus :
Inscrite aux Monuments Historique en 2003
Histoire
C’est Louis-Joseph Berlioz (1747-1815), grand-père d’Hector, qui achète à la fin du XVIIIe siècle la ferme ainsi que les terrains du Nan au Chuzeau. Cette combe située à l’Est de la ville est le passage naturel d’un ruisseau, le Nan, qui, dévié dans sa partie haute, permettra d’abonder le beal des moulins.
Ce vaste domaine agricole qui comprend prairies, vergers et vignes est tenu par des fermiers, les Jacquier. Ils fournissent ainsi toute la famille Berlioz en produits frais et en vin.
Cette même famille rachète le domaine en 1865, après la mort du père d’Hector. Les descendants vendront le ténement immobilier en 2019.
Au Nord se trouve le jardin potager clos de murs avec, dans un angle un pavillon de vigne dit « Pavillon de la malédiction ». C’est là que l’histoire locale situe la fin de l’altercation entre Hector et sa mère décrite par Hector Berlioz dans ses mémoires. Revenu de Paris vers 1824 pour défendre sa cause, abandonner ses études de médecine et devenir musicien. Dans le salon de la maison natale la maman s’agenouille devant son fils pour le supplier de renoncer à son projet : « Tu me refuses, malheureux ! Tu as pu, sans te laisser fléchir, voir ta mère à tes pieds ! Eh bien pars ! va te traîner dans les fanges de paris, déshonorer ton nom, nous faire mourir, ton père et moi, de honte et de chagrin ! Je quitte la maison jusqu’à ce que tu en sois sorti. Tu n’es plus mon fils ! Je te maudis ! »
Elle se rend alors à la ferme du Chuzeau où Hector et ses sœurs la rejoignent. Hector raconte qu’ils la retrouvent sous un arbre mais l’histoire locale trouvera plus romantique de situer cette fin de malédiction sous le pavillon ! En fait, le pavillon n’existe pas encore puisqu’il est construit en 1827.
Ce bien sera donné en dot aux parents d’Hector Berlioz, lors de leur mariage en 1802.
En 2019 les derniers descendants de la famille Jacquier vendent le ténement immobilier à la famille Pilaud. Ceux-ci, dans le plus grand respect du site, le réaménagent en gite et centre d’accueil pour diverses manifestations familiales ou culturelles.
Les bâtiments
Ils sont construits en pisé avec un soubassement en galets pour isoler de l’humidité.
Un large portail avec sa couverture de type dauphinois ouvre sur une longue cour bordée de part et d’autre d’un ensemble de bâtiments. Au sud, un hangar, des caves et des greniers, un vaste tinérieu avec pressoir et, desservi par un escalier extérieur, le logement des fermiers et la magnanerie de Mme Berlioz. L’élevage de vers à soie est très répandu dans les campagnes et permettait un complément de revenu. Mme Berlioz le fait par passion, au grand dam de sa famille que l’entretien de ces animaux ne passionne guère !
Au Nord, l’écurie, la chambre du commis, un moulin, un poulailler, un colardier où l’on accroche la sellerie et les harnais, une soue à cochons un bûcher, un séchoir, un abreuvoir et un fenil. Un passage couvert permet d’accéder au jardin potager, enclos de murs, dans l’angle duquel se trouve le pavillon.
Le pavillon, qui évoque ceux disséminés dans le coteau, est plus une gloriette de jardin dans laquelle, la famille Berlioz, lorsqu’elle vient à sa campagne, peut y prendre le thé.
Sur la toiture se trouve une girouette offerte par André Malraux.