Hotel Blanc de Blanville

Par héritage la maison passe dès 1685 à la famille De Monts de Savasse. C est le plus bel hôtel particulier de la ville avec une superbe montée d’escalier renaissance de XVIèe siècle, inscrite aux Monuments Historiques. Un portail d entrée donne accès à la cour intérieure en calade de galets.
Au XIXè siècle , l architecte Alfred Berruyer procède à la rénovation du bâtiment, en 1829 il est racheté par la commune pour en faire l’Hôtel de Ville.. Au début du XXè siècle , dans une salle du rez-de-chaussée, on accueille une école réservée aux enfants pauvres de la ville, nommée « asile » d’où le nom de la trine sous-jacente, ainsi qu‘un centre de distribution « Au bon lait » destiné à combattre la décalcification des enfants après les privations de la guerre.
Plus tard on aménage l’espace Jongkind , destiné aux expositions ainsi que la salle Davaux siège du conseil municipal, les salons de l étage sont réservés aux bureaux et à la très belle salle des mariages.

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La famille Blanc de Blanville fut anoblie par Charles VII en1434. Un Aymar Blanc participa aux guerres d’Italie sous François Ier et fut l’un des rares à en revenir vivant.

Par héritage la maison passe, dès 1685, à la famille De Monts de Savasse.

En 1818, A. de Monts de Savasse devenu maire, fait dresser un plan de la ville, procède à la création du corps de pompiers et par un arrêté de 1821 ordonne la fermeture des lieux publics les dimanches et jeudis.

Ils possèdent le plus bel Hôtel particulier de la ville avec une superbe montée d’escalier renaissance du XVIè siècle qui est inscrite aux Monuments Historiques. Un monumental portail d’entrée donne accès à la cour intérieure en calade de galets. De la cour on aperçoit la galerie du second étage avec ses arcades.

Le mouvement littéraire du Grand Siècle qui va du baroque au Classicisme fut suivi et imité par la « haute société » côtoise autour de Blanc de Blanville qui ne dédaignait pas le madrigal (pièces de vers galants) et l’épître (lettres en vers).

La Côte eut son salon où l’on vit éclore chansons, rondeaux et épigrammes, produits d’une littérature fort légère. Les principaux auteurs en étaient M. de Blanville, son épouse et Thomas Delorme un poète à la discrète renommée.

  1. de Blanville et sa femme, séparés par la guerre, ne correspondent qu’en vers grivois et précieux. En voici quelques titres : L’amour irrité par un gentilhomme – La réponse de l’amour – L’amour vite apaisé.

Extrait de la lettre poème que Mme de Blanville adresse à son mari, alors en campagne :

« N’approche pas trop des belles,

« Car si tu devais donner ton cœur,

« Devrais-je aller chez Someur (habitant de la ville),

« Pour aller dire fleurette,

« Et pour y faire une conquête,

« Enfin je prendrais un amant,

« Prends-toi garde du changement.

Un rimeur anonyme composa cet épigramme leste sur les dames de La Côte et notamment Mme de Blanville :

« Blanville, si tu veux te mettre entre mes mains

« Je sais bien le moyen, sans faire un grand miracle,

« De te donner un pied sans l’aide d’aucun saint,

« Pour te guérir le mal que l’on croit incurable.

 Au XIXè siècle l’architecte Alfred Berruyer procède à la rénovation du bâtiment. C’est lui qui dirigea les travaux de la Villa Sainte-Cécile, de la chapelle de Sciez et de nombreuses églises du département.

En 1829 le bâtiment est racheté par la commune pour en faire l’Hôtel de Ville. Il va alors subir de nombreuses transformations.

Au début du XXè siècle, dans une salle du rez-de-chaussée, on accueille une école réservée aux enfants pauvres de la ville prénommée « asile », d’où le nom de la trine sous-jacente. On va également installer le centre de distribution « Au bon lait » destiné à combattre la décalcification des enfants après les privations de la guerre.

Dans la deuxième moitié du XXè siècle on aménage la salle d’exposition « Jongkind », la cour est pavée, fleurie avec l’installation d’anciennes bornes d’octroi et de la meule du pressoir de la fabrique d’huile Crétinon qui se trouvait place Saint-André. L’ancienne salle d’école est d’abord affectée au troisième âge avant de devenir une salle de réunion et d’exposition où se tient régulièrement le Conseil Municipal. Le Bon Lait, lui, cède la place à l’accueil du public.

Les salons de l’étage sont réservés aux bureaux et à la très belle salle des mariages.

Dans ces salons sont conservés les œuvres du peintre méditerranéen Henry Gérard dont la fille adoptive fit don à la ville de nombreux tableaux et œuvres d’art. De très belles portes sculptées y trônent notamment.

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